Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly

Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.

Pour le printemps, la soupe aux appétits

« Appétits », le mot est toujours employé au pluriel. Il est issu du latin "appetitus", « désir », qui est attesté au XIIIe siècle au sens de « désir de nourriture », d’un aliment, du plaisir de manger, qualifiant notamment les herbes aromatiques comme la ciboule, la ciboulette, la civette, l’échalote, le persil ou l’oignon nain, utilisés pour relever la saveur des aliments. Par extension, depuis 1877, l’assaisonnement destiné à stimuler, à exciter l’appétit qui est, à l’inverse de la faim qui est un besoin physique, d’essence psychologique. Dans son « Dictionnaire impertinent de la gastronomie » (2012), Périco Légasse en donne sa version sous l’intitulé « Libido gourmande » : « Pressante envie de manger dont les prémices sont appelées amuse-bouche ». Quant à Gautron du Coudray, dans « Un quarteron de rimes culinaires » (1938), il écrit : « La soupe aux appétits, ou petits oignons, est éminemment printanière, dépurative, diurétique, vermifuge et morvandelle. »

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article